On n'empêche pas un petit c½ur d'aimer. Surtout un petit c½ur sec. Jaloux. Tordu. Malheureux. Je l'ai aimé, je crois du moins. Je l'aime peut être toujours un peu. Me résoudre à ne plus faire partie de sa vie. Je l'ai fait disparaître. Tout va bien. Ou du moins, je plonge dans l'illusion du tout va bien. Je m'évade, m'enfuis, me cache derrière des lectures, des musiques, des souvenirs pour oublier que grandir c'est si dur. Choisir. Partir. Préparer. Réaliser. Quitter. Oublier. Des tas de verbes se mélangent pour me faire tomber. Encore. J'ai mal, j'ai peur. Je suis fatiguée, de tout. Parce que rêver c'est bien beau mais prêt du but, on doute de tout. Et dans le jeu malsain du pour et du contre, le c½ur gagne toujours : contre.
Contre tout quitter, tout changer, tout oublier.
Et pourtant, tout est déjà en route, tout est déjà en train de changer ... *
Mon c½ur hurle, et le monde entier chavire dans l'irrationalité pure.
<< Le combat est terminé. Seuls restent les corps sans vie de deux enfants enlacés. La jeune fille tient dans son poing serré un petit papier blanc où sont marqués en lettres de feu ces quelques mots si insignifiants et si beaux : "Je t'aime". Le soleil est haut dans le ciel d'azur et le vent souffle encore sur les décombres ... >>